Assurer un nombre suffisant de soignants

On a tous une histoire avec l’hôpital

L’hôpital est le lieu de certains des moments les plus forts de nos vies : naissances, accompagnement de proches, guérison et fin de vie. Lors de ces événements, nous plaçons notre vie dans les mains d’autres personnes. La confiance est alors essentielle.

Le personnel hospitalier examine et prodigue des soins. Mais pas seulement. Soigner ne se limite pas à des gestes techniques. Le facteur humain est prégnant dans la relation de confiance. Accompagner, expliquer, rassurer, répondre aux demandes et aux questionnements des patients, mais aussi de leurs proches, nécessitent du temps et des conditions de travail adéquates.

Or, notre démographie (accroissement et vieillissement de la population) a évolué, entraînant mathématiquement un plus grand nombre de patients à l’hôpital sans qu’il y ait pourtant augmentation du personnel hospitalier. Forcément, les soignants se retrouvent à prendre en charge davantage de patients. Il arrive ainsi que l’un de ces derniers « partage » son infirmier ou infirmière avec 13 autres patients ! Pour ce faire, il faut un personnel hospitalier en nombre adapté permettant de soigner des patients de plus en plus nombreux hospitalisés selon les pathologies soignées.

“Ce n’est pas parce qu’il y a urgence qu’on ne doit pas avoir du temps pour chaque patient”

Les actes techniques deviennent alors la priorité au détriment de la relation humaine si essentielle dans l’accompagnement du patient. Et le temps nécessaire pour transmettre les informations entre les soignants et discuter des prises en charge en équipe est aussi réduit. De fait, limiter les soins à l’acte technique déshumanise les prises en charge des patients et fait perdre le sens de la mission aux soignants qui, esseulés, débordés voire épuisés, quittent l’Hôpital de plus en plus nombreux. Une quantité de travaux de recherche ont révélé qu’une présence soignante insuffisante se traduisait par une augmentation du risque d’erreur médicale, d’une hausse de la mortalité hospitalière mais aussi du temps de séjour à l’hôpital voire du risque d’être à nouveau hospitalisé. Le coût est donc aussi bien humain que financier.

Redonner du sens à la mission des soignants

Actuellement, rien ne permet de garantir qu’un patient sera soigné en toute sécurité par un nombre minimal de soignants. La proposition de loi soumise au référendum propose que soit déterminé, dans tous les secteurs d’activité hospitalière (selon le type de maladie et de soins prodigués), un nombre minimal de soignants par patient. Si la législation actuelle le prévoit pour certaines activités bien précises comme la réanimation ou la dialyse, notre proposition de loi « référendaire » prévoit d’étendre cette mesure à toutes les spécialités.

Par ailleurs, il est également proposé que les ratios de personnel à atteindre soient déterminés au plan national par la Haute Autorité de Santé (HAS) ; autorité administrative et scientifique dont l’indépendance, notamment à l’égard de l’État et des financeurs, est garantie.

Dans chaque établissement, la Commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques sera chargée de la mise en œuvre de ces ratios et pourra proposer à la HAS de les modifier en fonction des spécificités de l’établissement.

Par ces mesures proposées, nous voulons avoir un Hôpital public où les conditions de travail permettent aux soignants d’assurer un soin de qualité et où les patients peuvent se rendre avec confiance.

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.